49° Sud - Nature australe

Des images exceptionnelles pour vivre les îles australes à 160°.

A découvrir dans le pavillon polaire d'Océanopolis


 
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Le 15 décembre, le « Marion Dufresne » mouille dans une baie des îles Kerguelen à 49°21 S. 

Le Marion Dufresne devant le glacier Ampère © Pierre.A.Vivet

Durant l’été des centaines de milliers d’animaux marins se regroupent sur ces terres extrêmes pour se reproduire et mettre bas…Cette projection grandiose, à destination de tout public, immerge le spectateur dans l’univers des îles subantarctiques. Les images, terrestres, aériennes et sous-marines, entraînent les visiteurs à la découverte de cette nature australe. 

Les dessins naturalistes du carnettiste Emmanuel Lepage ponctuent le récit de ce voyage aux îles de la désolation. 

Le film est porté par la « suite pour violoncelle N°1 » de Jean Sébastien Bach et une musique originale de Christophe Rocher. 

  

 "49° sud - Nature australe", le fruit d’une collaboration tripartite

L'équipe d’Océanopolis souhaitait réaliser un film présentant la diversité et la richesse du patrimoine naturel des îles subantarctiques françaises. Pour mettre en œuvre ce projet, une collaboration a été mise en place avec les deux organismes présents dans ces contrées lointaines : 

Prises de vues avec la caméra Panax © Thomas Biteau. Franck Grangette, Pierre-Albert Vivet et en arrière plan Sébastien Thiébot avec la caméra Panax

« 49° sud – Nature australe » est le fruit de ces partenariats. 

 

Un système de prise de vue panoramique innovant

Une diffusion sur un nouvel écran courbe de 18m x 3,6m !

La mise en œuvre d’un système original panoramique « Panax » développé par Boom Audio & Vidéo a permis de tourner dans des conditions difficiles de terrain. Une nouvelle technologie qui donne toute sa dimension aux paysages exceptionnels et grandioses de ces lieux. L’équipe de tournage sur le terrain était composée de 3 personnes qui ont réalisé toutes les prises de vues, panoramiques ou non, sous-marines, terrestres et aériennes. 

  • Sébastien Thiébot pour la réalisation et les prises de vues
  • Franck Grangette pour les prises de vues complémentaires
  • Pierre Albert Vivet pour les prises de son et les photographies 

  

L’Institut polaire français Paul-Emile Victor

L’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) offre les moyens humains, logistiques, techniques et financiers ainsi que le cadre juridique nécessaires au développement de la recherche scientifique française dans les régions polaires et subpolaires. L’isolement et les climats extrêmes de ces régions imposent aux opérateurs une technicité et un savoir-faire particuliers. Regroupant des professionnels de la logistique polaire, l’institut met à profit sa connaissance des milieux extrêmes et ses compétences spécifiques pour coordonner, soutenir et mettre en œuvre entre soixante et quatre-vingts programmes scientifiques et technologiques chaque année dans les régions de hautes latitudes, au nord comme au sud. 

© Pierre.A.Vivet

Depuis son siège à Brest, les équipes permanentes de l’IPEV gèrent les moyens nécessaires à l’organisation des expéditions scientifiques. En Antarctique et dans les îles subantarctiques, ce sont environ 200 saisonniers ou hivernants répartis sur les bases qui permettent à plus de 200 chercheurs de travailler sur le terrain. Une trentaine de corps de métiers, mécaniciens, logisticiens, opérateurs ou encore responsables d’instrumentations et d’opérations scientifiques, développent sur le terrain des techniques de pointe adaptés à des environnements et des climats très rigoureux et parfois extrêmes. Pour faire vivre les bases, l’IPEV achemine plus de 300 tonnes par an de biens dont 30 tonnes de nourritures. 

Chalet des Sourcils Noirs de l'IPEV © Thomas Biteau

Grâce à son savoir-faire et aux plateformes scientifiques déployées, l’IPEV contribue à mettre en valeur les pôles et favorise la sensibilisation du public aux problématiques propres à ces régions.  C’est dans ce cadre que c’est tout naturellement inscrit le projet de film d’Océanopolis. Partenaire depuis toujours de l’Institut polaire français, les deux organismes ont regroupé leurs compétences pour permettre la réalisation de ces images. La particularité d’un spectacle panoramique implique un matériel conséquent et des équipes de tournage rodées à cette spécificité. L’IPEV a assuré tout au long de ce périple autour des îles subantarctiques, le bon déroulement des opérations afin d’offrir aux cameramen les meilleures vues de ces terres magnifiques mais difficiles d’accès. 

L’arrivée de l’équipe de tournage à Crozet après plusieurs jours de mer relativement tranquille sur le Marion Dufresne illustre à elle toute seule les conditions qu’ils connaitront par la suite. Un coin de ciel bleu se présente sur Pointe Basse, les équipes partent filmer près d’un refuge et le temps se lève, pluie, neige, vent… Les premières images à terre se font à l’abri de sacs poubelle ! Tout au long des paysages et des îles traversées, les équipes de l’IPEV ont accompagné, guidé et informé leurs hôtes sur les conditions de vie, les zones particulières à voir ou encore les sites isolés pour être au plus près de la faune et la flore. L’intégration de l’équipe de tournage s’est traduite au jour le jour par le partage des tâches quotidiennes, des travaux sur les cabanes ou des ravitaillements. Au fil du temps, un échange des connaissances et compétences de chacun s’est instauré, permettant à l’équipe de tournage de capter la richesse, la diversité et la fragilité de cette nature australe. 

 Les Terres australes et antarctiques françaises

Les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), collectivité d’outre-mer à statut particulier, regroupent les archipels de Kerguelen et de Crozet, situés entre les 40ème Rugissants et les 50ème Hurlants, les  îles de Saint-Paul et d’Amsterdam,  la Terre Adélie sur le continent Antarctique et, depuis 2007, les îles Eparses situées dans le canal du Mozambique (Europa, Juan de Nova, Glorieuses, l’atoll de Bassas da India) et à proximité de la Réunion (Tromelin).   

Colonie de Manchots royaux à Ratmanoff © Pierre.A.Vivet

La dispersion latitudinale des territoires ainsi que l’étendue de leur superficie permettent à la France d’exercer sa souveraineté sur une large partie de l’Hémisphère Sud, allant de seulement 11° de latitude jusqu’à l’extrémité du Pôle Sud, de disposer d’une Zone Economique Exclusive de premier ordre (la seconde après la Polynésie) et d’offrir à la communauté scientifique, nationale et internationale, un gradient d’observation unique au monde couvrant 80% de l’hémisphère sud. 

Sur les terres australes et l’antarctique, dépourvues de populations autochtones, la collectivité accueille ainsi - selon les bases et les saisons - entre 50 et 120 personnes (scientifiques,  personnels techniques…) qui séjournent de six mois à un an. Les îles Eparses accueillent pour leur part des détachements militaires, des météorologues et quelques scientifiques relevés tous les 30 à 45 jours.  

  • Une biodiversité exceptionnelle
Au plus près des éléphants de mer

Au sein de l’océan Austral, la faune et la flore présentent des adaptations originales développées au cours de plusieurs millions d’années d’évolution dans un isolement total, à des milliers de kilomètres de tout continent. Du fait de la faible perturbation anthropique, les milieux naturels terrestres sont considérés comme « presque intact ». L’endémisme prononcé, la très forte relation trophique entre le domaine marin et terrestre, l’isolement extrême et l’éloignement de sources de contamination font de ces îles subantarctiques des milieux originaux qui n’ont pas leur équivalent dans l’hémisphère Nord. Elles présentent un intérêt exceptionnel pour la conservation de la biodiversité. 

Les archipels de Crozet et de Kerguelen abritent ainsi les communautés d’oiseaux marins les plus riches et diversifiées au monde. Les manchots royaux, qui s’y regroupent pour se reproduire, peuvent par exemple former des colonies de plus d’un million d’individus. A l’opposé, l’albatros d’Amsterdam, avec une population inférieure à 200 individus, est considéré par  l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) comme gravement menacé d’extinction, justifiant des efforts accrus pour sa conservation. Au niveau végétal, les îles australes françaises comptent 70 espèces de plantes vasculaires indigènes dont 24 espèces endémiques à la région subantarctique. Les eaux des îles subantarctiques sont particulièrement riches en espèces pélagiques (crustacés, calmars, poissons, etc.) qui elles-mêmes alimentent les oiseaux de mer et les pinnipèdes (éléphants de mer, otaries). De nombreux cétacés y sont également présents (grande baleine bleue, orques). 

Comme l’ensemble des milieux insulaires, les terres australes françaises demeurent toutefois des écosystèmes fragiles où la faune et la flore terrestre n’ont développé aucun mécanisme de défense contre les différentes menaces exogènes. 

  

  • Une Réserve Naturelle Nationale des Terres australes françaises
Vue de l'archipel de Crozet avec au premier plan un Chionnis © Pierre.A.Vivet

Afin de mieux protéger cette biodiversité exceptionnelle, la Réserve Naturelle Nationale des Terres australes françaises a été créée en 2006. Cet espace protégé couvre sur plus de 2,2 millions d’hectares les parties terrestres et maritimes des archipels de Crozet, de Saint-Paul, d’Amsterdam et de Kerguelen et représente la plus grande réserve de France. Hébergeant des zones humides d’importance internationale, le site a été classé en novembre 2008 au titre de la convention Ramsar et constitue aujourd’hui le plus grand site classé d’Europe. 

Les TAAF, organisme gestionnaire de la réserve, ont un devoir d’exemplarité en matière de protection et de préservation de cet environnement. Un plan de gestion ambitieux, rédigé par les TAAF avec la collaboration de plusieurs organismes scientifiques soutenus par l’institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) définit les mesures et les actions nécessaires à la préservation de ce patrimoine naturel pour une durée de 5 ans, de 2011 à 2015. Il fixe en particulier 9 grands objectifs à long terme, eux-mêmes déclinés en 90 actions de conservation de la biodiversité. Parmi ces actions, se retrouvent notamment les plans nationaux d’actions mis en œuvre dans le cadre de la loi Grenelle, la mise en place des mesures de biosécurité, le développement des programmes de connaissance, la lutte contre les espèces invasives ou encore la sensibilisation des acteurs séjournant dans la réserve. 

C’est cet espace naturel unique qui est présenté dans ce film, tourné en immersion totale entre décembre 2011 et janvier 2012 par une équipe de trois personnes, acheminées par le Marion Dufresne, navire ravitailleur des TAAF, sur chacune des îles subantarctiques. Leur contact avec cette nature aussi hostile que précieuse vous transporte aux confins de la France australe. 

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