Conférences

Océanopolis, programme de culture scientifique 2018 © Thierry Dubreuil

  

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  • Mardi 6 novembre

« Iles éparses, les joyaux de la République »
Par Stephan Jorry, Chercheur en géosciences marines, Ifremer Centre Bretagne - Plouzané.
Les îles Eparses sont des petites îles du Sud-Ouest de l’océan Indien situées autour de Madagascar. Elles constituent l’un des cinq districts des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), un territoire d'outre-mer français qui ne compte aucune population permanente. Depuis 2011, l’Ifremer participe à des programmes de recherche sur la sédimentologie et la géologie de ces îles, dans le but d’améliorer nos connaissances sur l’interaction des environnements récifaux avec les changements environnementaux (volcanisme, climat, et variations du niveau marin). L’idée de cette conférence est de retracer l’historique des connaissances acquises sur ces îles, depuis leur découverte par les premiers explorateurs au XVeme siècle jusqu’aux acquisitions de données récentes dans le secteur, et de montrer quels sont les futurs enjeux scientifiques que représente l’étude des systèmes récifaux des îles Eparses. 

  

  • Mardi 4 décembre

 « Quand les organismes marins chamboulent leur habitat »
Par Lucie Pastor, Chercheure en biogéochimie, Ifremer Centre Bretagne - Plouzané.
Que ce soit au fond des océans comme sur terre, les organismes vivants influent grandement sur le milieu dans lequel ils vivent. Prenons l’exemple d’organismes vivants au sein même d’un sol, tels que les vers de terre, des insectes, ou encore des petits mammifères. Toutes ces espèces modifient leur milieu en creusant des terriers, en cherchant de la nourriture en profondeur, en y déposant leurs fèces… Ces actions permettent notamment de mélanger le sol et d’y introduire plus en profondeur de l’eau et de l’oxygène, essentiels à toute vie. C’est ce que l’on appelle communément la bioturbation. Ce type d’action est également observé en milieu marin, des zones découvertes lors des marées aux fonds océaniques profonds (cf Figures 1 et 2). Nous pouvons les observer lors de la pêche à pied, quand la marée découvre de vastes étendues de sables ou de vases, et qu’apparaissent des trous et des petits tas représentants les deux extrémités d’un terrier de ver marin ou bien de coquillage. Mais quels sont réellement les impacts de ce genre de structure sur l’ensemble des grands cycles géochimiques, dont le plus connu reste le cycle du carbone ? Comment cette faune bioturbatrice modifie son environnement ? Quelles techniques permettent d’étudier ces phénomènes et quels sont leurs conséquences sur la chimie des océans ? C’est ce que nous tenterons d’élucider. 

  

À 20h30, à l'auditorium Marion Dufresne d’Océanopolis. Accès libre dans la limite des places disponibles. 

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